Peintre & dessinateur Né en 1988 à Montreuil. Vit et travaille à Paris.
En ce moment Résidence Mains d’Œuvres, 2026–27 Expo collective 59 Rivoli, 15.10
Bougez la souris : la foule vous suit ↘
(01) — Démarche
Il dessine des foules au stylo Bic, à l’encre de Chine, à l’huile et à fresque : des milliers de visages anonymes et singuliers, entassés dans le métro, les gradins, les cantines . Du carnet d’écolier au mur de quatre mètres, c’est toujours le même trait : « une élégance qui déconne ».
Tout commence en sixième, avec son ami Philippe, dit Kraken. En 2009, les deux fondent le collectif RDLS (« Rien Dans Le Slip »). Ils signent des fresques sur les bâtiments abandonnés et les terrains vagues, avec l’humour et l’autodérision de ceux qui refusent de se prendre trop au sérieux.
Puis viennent les résidences à Lille, Dakar, Pondichéry et Paris. De 2018 à 2022, il vit à Carrare, y apprend la fresque et ouvre sa propre galerie de dessin, la Galerie Jep. De retour à Paris, il travaille à Poush, puis à Mains d’Œuvres. Ses références vont de Bosch et Bruegel à Guston, Crumb, Topor et Emil Ferris.
Aujourd’hui, il dessine aussi des passants vus d’en haut (la série Streum, 2025), le RER, les cantines. Il glisse ses petits formats dans la doublure de ses vestes pour les vendre dans la rue, et peint des assiettes, une guitare ou la coque du bateau Tara pour agnès b.
Foules ✳ Stylo Bic ✳ Streum ✳ RER ✳ Fresques ✳ Encre de Chine ✳ Huile ✳ Céramique ✳ Sous le manteau ✳ Foules ✳ Stylo Bic ✳ Streum ✳ RER ✳ Fresques ✳ Encre de Chine ✳ Huile ✳ Céramique ✳ Sous le manteau ✳
La
Foule
Ligne 13Stylo sur papier Arches, 70 × 50 cm, 2022
« Les couloirs de la Ligne 13 croqués au bic coloré deviennent un microcosme. »Jeanne Mathas, artpress 518
Défilez : le RER avance — cliquez une affiche pour la voir en grand
(02) — Œuvres choisies
Œuvres choisies
Une sélection de dessins et de peintures, de 2020 à 2026. Faites défiler.
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(03) — Grands formats
Du détail à l’ensemble
Ses dessins se lisent de près. Chaque œuvre s’ouvre sur un détail en plein écran : faites défiler pour reculer jusqu’à l’image entière, à l’échelle d’un corps.
(04) — Série
Streum
29 passants vus d’en haut, comme depuis le 13ᵉ étage. Stylo sur papier, 29,7 × 21 cm, 2025.
—Défilez pour survoler la rue — cliquez un passant
(05) — Sous le manteau
Sous le manteau
Il épingle ses petits formats à l’intérieur de son imper et les vend dans la rue, à la sauvette. Défilez : l’imper s’ouvre.
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Le film
Sous le manteau
Un portrait filmé à l’atelier et sur le trottoir, du dessin à la vente.
Portrait documentaire — 2025 — 3 min 58
(06) — Index
Tout le catalogue
N°TitreTechniqueFormatAnnée
(07) — In situ
Sortir du papier
Fresques, toiles de draps assemblés, pièces repeintes du sol au plafond. Le dessin quitte la feuille pour occuper l’espace.
(08) — Livre sonore
23
23 dessins mis en musique : une suite d’arrêts sur image qui traverse des lieux dangereux.
Le livre a été présenté en janvier 2026 à Point Éphémère, autour d’une grande fresque peinte sur les murs de la salle d’exposition. Le vernissage a pris la forme d’une balade visuelle rythmée par des concerts : Janoya à la trompette, Ichon au piano et à la voix, Emilio Castiello à la mandoline, Deah Anyo aux platines. La bande originale réunit aussi Menades, Zonbi et Murman Tsuladze.
Extraits de la bande originale.
(09) — Objets
Céramique, coque, guitare
Il dessine aussi sur ce qui passe entre les mains : des assiettes en céramique, une reproduction de la coque du bateau Tara et une guitare Gibson pour agnès b., la doublure de ses vestes.
(10) — Textes & presse
« Des odes d’encre et de papier à l’anticonformisme. »
Jeanne Mathas — artpress n° 518, février 2024
artpress 518 — « Introducing »
Jeanne Mathas
2024
Pour son solo show à la Galerie Dar, artpress lui consacre deux pages dans sa rubrique « Introducing ». L’autrice le décrit en portraitiste des marges. Elle le rapproche de la Commedia dell’arte, de Bosch et de Bruegel, de Topor et du théâtre underground japonais.
Texte
Maki Cappe
2021
« Entre l’illustration (tournée vers l’imagerie populaire) et le tableau, les dessins de Vincent questionnent implicitement et inconsciemment sans cesse le rôle de la main et celui du cerveau alternant au sein d’un dialogue aussi spontané que laborieux, parfois. »
« L’œil et la main apparaissent d’ailleurs comme des motifs récurrents dans les dessins (tout comme le(s) chien(s) en meute, présence d’un “familial” qui n’en est pas pour autant tout à fait rassurante). »
« La représentation dans le dessin se fait “étrange familiarité” à travers la composition de scènes fantasques, mi-oniriques, mi-surréalistes composées dans des phases semi-conscientes de demi-sommeil. »
« Un dessin comme manière de voir et de se voir. »
Texte — exposition Over
Diadora Dolfi
2023
« L’artiste trouve ses premières influences dans les pratiques de fresques et les peintures murales, l’imaginaire des milieux urbains est toujours présent dans ses recherches tant par les sujets représentés que les espaces qu’ils impliquent. Les figures représentées s’emmêlent parfois et ont conduit Vincent à dessiner des foules. »
« Que l’on s’entasse dans les métros, l’on s’agglutine pour diverses occasions, nous sommes toujours in fine anonymes et singuliers. Les dessins de Vincent nous ramènent avec force à l’ambivalence entre nos identités et nos pratiques de vies qui fondent notre partage du monde. »
« La monstruosité de certaines figures, la prolifération des visages déformés ou encore l’accumulation de biens, de personnes sont autant de supports pour construire et collectionner nos propres images. »